Attention, ouverture dans une nouvelle fenĂŞtre. ImprimerEnvoyer

Conférence internationale francophone sur le contrôle du tabac (CIFCOT)

 

1. Historique et pertinence

L’idée de conférences en langue française sur la question du tabagisme est née à la suite des sentiments de relative exclusion d’un grand nombre de participants francophones aux différentes rencontres internationales. La dominance – quasi exclusive - de l’anglais rendait très difficile leur pleine participation au contenu des événements. Dans ce cas, non seulement la compréhension des échanges était-elle limitée, mais surtout l’expression de leurs points de vue était au moins très compliquée, sinon impossible.

De plus, en comparant les avancées réalisées contre le tabagisme dans les milieux francophones et anglophones, non seulement ces derniers étaient-ils beaucoup plus dynamiques, mais surtout ils étaient très bien organisés en termes de réseaux de contacts, d’appuis et d’échanges. Du côté des francophones, le constat d’ensemble était celui de l’isolement et du manque de coordination.

Enfin, au-delà de l’aspect strictement linguistique, il y avait aussi celui lié à la culture au sens large. Cela concerne des aspects historiques, politiques, sociaux, artistiques et autres, différents selon que les pays sont situés en Afrique, en Europe, en Amérique ou en Asie. Les grandes conférences de calibre international ne prenaient et ne prennent toujours pas en compte cette réalité.

C’est justement pour tenter de répondre à ces préoccupations que la première Conférence internationale francophone sur le contrôle du tabac (CIFCOT-I) a été organisée.

 

CIFCOT-I, Montréal, 2002

Durant trois jours, la première conférence CIFCOT a réuni à Montréal quelque 400 participants en provenance de 24 pays d’Amérique, d’Europe et d’Afrique, sur le thème : Mobiliser les solidarités francophones contre l’épidémie causée par le tabac

À la fin de cette première conférence, la Déclaration de Montréal a été rendue publique. Et, à la demande de l'Union internationale de promotion de la santé et d’éducation pour la santé (UIPES), elle a été traduite en anglais et en espagnol et largement diffusée. Essentiellement, elle confirmait l’importance de l’action politique auprès des gouvernements pour faire progresser les législations nationales antitabac. Elle a influencé – et influence encore – les interventions dans un grand nombre de pays.

(Voir le site Internet de CIFCOT I archivé)

 

CIFCOT-II, Paris, 2005

Le thème Les solidarités francophones contre le tabac a aussi été retenu pour la seconde édition de la conférence CIFCOT, qui a réuni, à Paris, 700 délégués provenant de 33 pays. La déclaration finale de la conférence – L’Appel de Paris contre le tabac – soulignait l’importance de militer en faveur de la reconnaissance et de la mise en œuvre de la Convention-cadre de l'OMS pour la lutte antitabac, particulièrement dans les pays en développement.

A la fin de la CIFCOT-II, l’idée de tenir la troisième conférence francophone sur le continent africain a été évoquée, particulièrement parce que ce continent est l’une des cibles majeures des compagnies de tabac et que les pays qui le composent disposent de peu de moyens pour résister à leurs offensives. La tenue d’une troisième conférence en territoire africain allait apporter un appui important à toute initiative qui y serait prise contre le tabac.

 

2. Les plus récents développements : CIFCOT-III 2010

Au début de septembre 2008 se tenait à Abuja (Nigéria) un atelier sur la stratégie africaine de lutte contre le tabac (Africa Regional Strategy Workshop on Tobacco Control). À cette occasion, le Bureau exécutif de l’Observatoire du tabac en Afrique francophone (OTAF), présent à cette rencontre, a émis le vœu qu’une troisième CIFCOT soit réalisée en territoire africain et, plus particulièrement, à Niamey au Niger, en 2010, dans le prolongement des deux premières éditions de cette conférence.

Deux réunions subséquentes, à Durban (Afrique du Sud) en novembre 2008 et à Mumbai en mars 2009, ont confirmé la proposition de 2008 et ouvert la porte au financement grâce à la participation conjointe de la Fondation Bloomberg et de l’Union internationale contre la tuberculose et les maladies respiratoires (L’Union).